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La Musique en IslamAu nom d'Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Nous souhaitons mettre en évidence sur cette page, à partir des textes de référence, le statut légal de la musique (ou instruments de musique) en Islam. Et, étant donné qu'au sein de la communauté, certains voient dans la musique un mal apparent qu'il n'est pas nécessaire de justifier, tandis que d'autres n'y voient aucun mal, nous allons rester objectif en citant simplement les textes de référence, tirés du Coran et de la Sunnah. A partir de là, nous tenterons de déterminer le statut légal de la musique en Islam à partir, une fois encore, des paroles de références (nous, rédacteurs de Halal.fr, ne sommes en aucun cas disposés à délibérer). Commençons avec la parole du Seigneur de l'Univers, dans Son Coran, dont la traduction approchée est la suivante : "Et, parmi les hommes, il est [quelqu'un] qui, dénué de science, achète de plaisants discours pour égarer hors du chemin d'Allah et pour le prendre en raillerie. Ceux-là subiront un châtiment avilissant." Coran, sourate Luqman (31) : 6 Nous avons souligné un terme important de ce verset. Selon de nombreux Compagnons du Prophète (qu'Allâh les agrée) le terme en arabe que nous avons traduit ici par "plaisants discours" concerne la musique et les chants. C'est notamment l'explication donnée par Ibnou 'Abbâs, et Ibnou Mas'oud, qu'Allâh les agrée. Ces deux compagnons ne seront peut-être pas familiers pour tous les lecteurs (et notamment les non-musulmans), mais, pour ne parler que de lui, Ibnou 'Abbâs est le cousin du Prophète Muhâmmad (prières et bénédictions de Dieu sur lui). Le Prophète a fait à plusieurs reprises des invocations pour lui, notamment concernant l'apprentissange et l'interprétation du Coran. Il est LE savant de la communauté par rapport au Tafsir (l'explication du Coran). On pourrait longuement parler de lui, ainsi que d'Ibnou Mas'oud, mais nous souhaitons rester pertinent sur le sujet. Ibnoul Qayyim, un grand érudit qu'on ne présente plus, a dit : "La signification que les Compagnons du Prophète ont donné à ce mot suffit largement, à savoir la chanson. Cela a été rapporté par Ibn Abbas et Ibn Masoud. Abu As Sahbâ dit : "J’ai demandé à Ibn Masoud la signification du verset « Et, parmi les hommes, il est (quelqu'un) qui, dénué de science, achète de plaisants discours pour égarer hors du chemin d' Allah et pour le prendre en raillerie. Ceux-là subiront un châtiment avilissant. » ( Coran, 31 :6) ; il m’a répondu en le répétant trois fois : Je jure sur Allah, l’Unique Dieu, que ce mot signifie chanson." De nombreux prédécesseurs (parmi les Compagnons, et ceux qui les ont suivi) ont expliqué ce verset, dans le même sens. Mais pour rester clair, nous en resterons là. Autre texte : Le Prophète Muhâmmad (prières et salutations de Dieu sur lui) a dit, ce qui signifie : « Il y aura parmi ma communauté des gens qui considéreront comme licites la soie, l’alcool et les instruments de musique. » (Al Boukhari) Le sens de sa parole est clair. Sheikh Al Islam Ibnou Taymiyya dit que ce hadith prouve l'interdiction explicite des instruments de musique. Autre texte : Nafi’ (qu'Allâh l'agrée) rapporte que : « Lorsque Ibn Omar a entendu une flûte, il a bouché ses oreilles, changé de route puis dit : Nafi’ ! Entends – tu [toujours] quelque chose ? J’ai répondu : Non ; il ajouta alors tout en débouchant ses oreilles : J’étais avec le Prophète qui, lorsqu’il avait entendu pareille chose, avait fait le même geste. » (Sahih Abou Dawoud) Cependant, Qazm pense que ce hadith ne constitue pas un argument en faveur de son interdiction. Car si c’était le cas le Prophète (prières et salutations de Dieu sur lui) aurait ordonné à Ibn Omar de boucher lui aussi ses oreilles et que Ibn Omar lui aussi l’aurait ordonné à Nafi’. On lui a répondu : "Il n’écoutait pas mais il entendait et il y a une grande différence entre celui qui écoute et qui entend." Sheikh Al Islam Ibnou Taymiyya dit : « D’après tous les imams, l’homme n’est pas blâmé pour ce qu’il entend sans le vouloir. L’homme se voit blâmé ou loué lorsqu’il écoute et non lorsqu’il entend. Celui qui écoute le Coran se voit récompensé, mais celui qui l’entend, sans le vouloir n’est pas récompensé. Car la grandeur d’un acte est mesurée par rapport à l’intention qui le sous-tend. C’est le cas également de la musique, si on l’entend sans le vouloir, on n’en est pas sanctionné. » Extrait de al-Majmou’ 10/78. De nombreuses explications ont été apportées par les premiers imams, parmi les Compagnons, ceux qui les ont suivi, et ceux qui les ont suivi... tous s'accordent, semblerait-il, sur le caractère illicite de tous les instruments de musique. Cependant, il y a une exception : On excepte à ces instruments un certain type précis de tambour, que l’on bat à l’occasion des fêtes et des cérémonies de mariage, comme en témoignent les écrits authentiques. Sheikh Al Islam Ibnou Taymiyya explique : "Cependant, le Prophète (prières et salutations de Dieu sur lui) avait autorisé certains divertissement à l’occasion des cérémonies de mariage et autres et avait permis aux femmes de battre le tambour à l’occasion des cérémonies de mariage ou des festins. [...]." Voilà, pour rester bref, ce que nous pouvions rapporter au sujet de la musique, et des instruments de musique. Pour en savoir plus, consultez cette page. Wa Allâhou a'lam. Soubhanaka'Llâhoumma wa bihamdika, ash hadou an la ilaha illa Anta, astaghfirouka wa a-toubou ilayka. |
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